La défonce reprend du service!

La défonce reprend du service!


Et c'est enfin reparti pour la troisième saison de la série-buzz "Skins" qui prend le pari audacieux de réussir à captiver les fans de la première heure avec un casting totalement nouveau. Rappelons que Tony, Sid, Michelle et consoeurs obtiennent leur diplôme en fin de saison 2 et s'en vont pour la fac, laissant derrière eux un lycée un peu trop vacant. C'est désormais au tour d'Effie (la soeur de Tony, déjà présente en saison 1 et 2) de reprendre les commandes entourée de son indécrottable Pandora, la nana co-conne mais attachante dans le fond. A ce duo viennent s'ajouter quelques éléments intéressants à l'occasion d'un premier épisode assidulé et frais. Loin des évènements plus sombres de la saison 2, nous sommes projetés des années en arrière (pour certains, dont moi) pour revivre le première jour de l'année scolaire. Au programme: premiers émois, dilemme quant à ce que l'on va porter, découverte des premiers professeurs etc. Un programme un peu plat mais les "pilots" dans Skins sont, on le sait, toujours légers (inutile de rappeler la mission dépucelage du premier épisode de la première saison). Mais là où le coup de maître est réussi, c'est de nous faire découvrir une nouvelle brochette de petits teenagers qui ne manquent pas d'intérêt.

Effie. Petite soeur de Tony. Elle est effrontée, mystérieuse et terriblement intelligente. Manipulatrice à ses heures on sent cependant qu'elle ne va pas aussi loin que son frère et donne l'envie d'être approfondie

Pandora. Camarade de classe d'Effie, elle est pour elle ce que Sid était pour Tony. Un peu balourde mais adorable et fidèle. Elle assure le quota de gaffes et de situations improbables de la série. Espérons qu'on aura l'occasion de la voir dans des intrigues un peu moins roses et qu'elle saura nous captiver.

Emily et Katy. Les deux jumelles. Toutes deux mignonnes comme des anges, leur binomme est très intéressant et ne manquera pas de pimenter cette première saison. En effet, elles incarnent la dualité des jumeaux(elles) avec un élément fort (Katy) et l'autre effacé, en retrait (Emily). L'opportunité d'inverser les roles et de rendre à Emily ce qui lui revient de droit!

Freddie. Le beau goss au skate que l'on pourrait prendre pour un morveux en manque de plans Q. Mais que nenni, dès le premier épisode, Freddie tombe littéralement dingue d'Effie et dévoile un visage gauche, guimauve et sentimental. Personnage apparemment central, il devrait former avec Effie, un couple à problèmes qui se déchire pour mieux se retrouver et inversement. Pas besoin d'avoir fait "Maths Sup" pour deviner qu'ils seront les prochains Michelle et Tony.

JJ. Le bon copain atteint de TOC qui n'a apparemment rien pour lui. Il s'enferme dans la magie et les études pour palier à une vie sociale inexistante. Visiblement sans intérêt, nous lui souhaitons autant de bonnes choses qu'à Pandora

Cook. L'enfant terrible des bas quartiers. Il aime la provocation et incarne parfaitement le lycéen type. Bète, grossier, en manque de fille. Il forme avec JJ et Freddie une bande de joyeux lurons qui n'ont pas fini de s'enfumer la tête et de se dilater les pupilles!

# Posté le mardi 27 janvier 2009 07:36

Je l'avais dit...

Quand je vous dit qu'il faut que Céline soit touchée par quelque chose pour retrouver un intérêt artistique, ce n'est pas du vent! Revenons en 2001. Au lendemain des évènements du 11 septembre, les stars américaines se réunissent pour récolter des fonds. Parmi elles, Céline qui fait par la même occasion son grand retour sur le devant de la scène après deux ans d'absence. Elle y interprète God Bless America.
L'émotion est au rendez vous et Céline, jeune maman, confie d'ailleurs avoir vu les évènements d'un oeil bien particulier. D'avoir pleuré en voyant la cruauté du monde dans lequel son fils allait grandir (peut-être est-ce pour ça qu'elle le garde dans sa prison dorée lol).
Bref, en sort une prestation superbe empreinte de sobriété, de dignité et d'émotion. Céline est vraie et ça se sent. sa voix n'est pas parfaite (elle grésille dans les aigus) mais tout est captivant de A à Z. La gestuelle est maitrisée (pas de grands gestes démesurés, de mimiques improbables), le regard imperturbable. Je reste scotché à ses lèvres pendant toute la chanson et ce n'est pas si souvent qu'elle aura réussi ce tour de maître avec moi ces derniers temps.

Enjoy
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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 14:16

Le vol d'un ange

Le vol d'un ange
Je ne pouvais pas revenir ce blog sans vous parler de quelqu'un.

Voilà plus de trois mois que mon meilleur ami nous a quitté. Il s'appelait Jordan. Je ne veux pas créer un article pour faire pleurer dans les chaumières mais juste pour vous présenter quelqu'un que tout le monde aurait aimé avoir à ses côtés. J'ai eu cette chance et je pense que je me dois de le partager avec vous. Mon grand Jordan s'est éteint le 15 octobre d'une manière injuste et prématurée: une hémorragie cérébrale qui l'a balayé en deux jours. Qui aurait cru qu'un être aussi bénéfique et parfait en tant de points pourait accuser le coup d'un destin aussi peu justifié? Mes amis et moi nous sommes posés la question beaucoup de fois. Nous n'avons jamais trouvé de réponse. Il n'en reste pas moins que Jordan était l'ami parfait, le grand frère et l'épaule que beacoup de gens avaient attendu et ont eu la chance de rencontrer. Mon histoire avec lui reste une conte ponctué de péripéties dignes des plus grandes séries américaines tant elles semblent scénarisées.

J'ai rencontré Jordan totalement par hasard alors qu'il était mon voisin de quartier depuis déjà quelques années. Jamais nous ne nous étions croisés, ni même parlés. Pourtant nous avions pendant longtemps fait le trajet de l'école ensemble, échangé quelques regards, un bonjour éventuellement. Jusqu'au jour où il lui est venue l'idée de venir passer un bout d'après midi chez une amie qui habitait en face de chez moi. Au détour d'un trottoir nous nous sommes reconnus, appréciés et plus jamais quittés pendant un an... date à laquelle il a fait son entrée en 6ème alors que je continuais ma scolarité à la communale. Soudain moins de nouvelles, moins d'occasions de nous voir jusqu'à un matin où je l'apperçus en vélo. Dès lors nous nous chacun décrété intérieurement ne jamais nous éloigner et ce voeu ne fut jamais brisé. C'était en 1994 si ma mémoire est bonne. Nous avons grandi dans le même état d'esprit. Le rêve, l'imagination et une grande passion pour l'art. Jordan était un prodige du dessin. Il pouvait reproduire quasiment tout ce qu'il voulait en quelques coups de crayon. Biensur ce n'était pas parfait mais l'illusion était assez bonne pour que nous puissions nous prendre à rêver à des mises en scènes comprenant quelques unes de nos voisines improbables ou de nos camarades de classes. Je me souviens de nos après midi qui se résumaient à le regarder crayonner. Au dessus de son épaule, ou sur une chaise à côté de lui, le temps ne me paraissait jamais long. Je vivais ses dessins, je me plongeais dans ces histoires qu'il dessinait. Je donnais mon avis, et lorsqu'il approuvait, il se reprenait et projetait des bouts de moi sur le papier. Voilà pourquoi Jordan était spécial, c'est qu'il réussissait à ce que les gens se sentent spéciaux à leur tour même si ce n'était que par une idée, un geste, un mot. A cette forte amitié s'est intégrée celle de Benoit et Kristelle, mes deux autres moitiés avec qui nous avons formé ce quatuor que rien n'a ébranlé pendant des années. Nous avons tout partagé malgré des différents. Benoit et moi avons mis du temps avant de nous apprécier et il en a été de même pour Kristelle et Benoit. Mais dans tous les cas Jordan a toujours été là pour peser le pour et le contre, tempérer nos tempéremments plus ou moins arrangeants. Jordan a toujours été le modérateur de notre groupe. Celui qui sans nous les imposer, nous suggérait une manière d'être bénéfique pour tous. Plusieurs fois il nous arrivait de nous dresser contre lui avec virulence. Il s'est souvent heurté à des yeux qui se lèvent vers le ciel, des soupirs, des cris et des claquements de porte, mais il n'en a jamais tenu rigueur car il savait que ça en valait la peine... Que nous en valions la peine. Ce n'est que trop tard que nous nous en sommes (et surtout moi) rendus compte. Ce n'est que lorsque son premier accident cérébral s'est produit, en fin d'été 2007 que j'ai pris conscience du vide qu'il pouvait créer. Avant cela je ne percevait tellement pas de fin possible à notre situation que cette question n'avait jamais éfleuré mon esprit. Et nous voilà plus d'un an après... Jordan est bel et bien parti... Le vide est bel et bien là mais il se comble au fur et à mesure avec ce sentiment de fierté d'avoir cotoyé quelqu'un que beaucoup n'auront jamais la chance de connaitre. La chance d'avoir fait partie de ces privilégiés. Biensur je ne nie pas qu'en écrivant cet article, même si je ne pleure pas, mon nez me picote et mon coeur se serre un peu, mais il est parti en nous laissant ce trésor incommensurable qu'est la richesse de sa personne. Son passage dans ma vie m'aura fait grandir et devenir cette personne que, s'il m'arrive de ne pas toujours aimer, n'est pas comparable à celle que je serais à présent s'il n'avait jamais été là pour moi.

Jordan, toi qui es dans mes rêves, dans ma tête et dans mon coeur...
Merci pour tout ce que tu as été, es et resteras

Je t'aime
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 07:32

pourquoi j'aime...

pourquoi j'aime...
Volet N°2: Mariah Carey

Encore une fois, Mariah Carey est pour beaucoup associée à la nana facile qui se dandine en chantant, certes, un peu mieux que les autres. Mais en quoi celà fait-il que je l'aime tant et que je voue un grand intérêt à écouter chacun de ses morceaux? La réponse est simple. C'est que la belle est maintenant devenue un produit marketing loin, très loin du personnage de ses débuts. Mariah est l'incarnation du rêve américain dans toute son intégralité. Elle n'est partie de rien, a grandi à New York et se fait repérer à 19 ans dans une soirée de la ville par Tommy Mottola à qui elle remet une k7 sur laquelle figurent quelques démos personnelles. Vite enthousiasmé, le producteur de Sony la recontacte et lui fait signer illico un contrat. C'est le début du succès. Mariah est alors une ados qui n'a aucune confiance en elle. Sylphide, moulée dans des fuseaux noirs, elle chante droite comme un piquet, les yeux souvent levés au ciel ou pointés vers le sol. Elle avoue à cette époque préferer le studio au live... Mais la magie est là car, derrière cette allure frêle se cache une voix hors du commun, déroutante. Un mélange entre la puissance de Whitney Houston et la hauteur de Minnie Riperton. Le résultat est si impressionnant, nouveau que Mariah est souvent sollicitée sur les ondes afin de prouver que ses fameuses "high notes" (derrière lesquelles elle se cache aujourd'hui pour pallier à une ampleur vocale moindre) ne sont pas le fruit d'un synthétiseur haut-de-gamme. Mariah passe les 7 premières années de sa carrière au top en offrant des tubes plus incontournables les uns que les autres et pour sur, la belle arrive en 1998 à sortir une compilation de, non pas ses meilleurs titres, mais de ses N°1 au billboard qui sont au nombre de 13. Un chiffre époustouflant. En dehors de la véritable machine à hits qu'est Mariah, elle demeure également une interprète hors paire. Ses lives, tous quasi parfaits, manquent certes d'émotion la plupart du temps, mais révèlent une technique à toute épreuve. Son mythique MTV unplugged de 1992 montre bien avec quel talent elle sait palier à une orchestration acoustique grâce à la palette immense qu'offre les octaves de sa voix. Loin des miaulement et des brides aigues que nous offre Mimi depuis les années 2000, la discographie de la miss abrite des bijoux de talent et de prouesses vocales comme le fameux "So cold" (qui figure sur l'album "Emotions") où en l'espace d'une fraction de secondes elle balaie graves et aigus, suaves et puissants, voilés et perçants. Un délice pour le feru que je suis.

Mais le gros hic dans l'histoire de cette princesse reste ses déboires amoureux et personnels. En effet, bien que riche et célèbre très tôt, Mariah est arrachée à la vie normale pour être plongée dans un faste dont elle n'a guère temps de profiter. Mariée à Tommy en 1993, séparée trois ans plus tard, elle ne connait pas réellement l'amour et ne garde de son histoire avec le producteur que des coups de fil sur écoute. En 1997 sort "Butterfly" qui est pour moi le dernier chef d'oeuvre de Mariah. Il marque la fin de la Mariah bridée, mais également la fin de la Mariah profonde des débuts. Après une brève période de deuil, la chanteuse se noit dans les bulles de champagne, s'offre des virées avec ses amis les rappeurs de la cote ouest et tate son pouvoir de séduction. Mariah rattrape ces années où elle n'a jamais pu profiter de son adolescence. Les cols roulés et robes fourreaux laissés au placard, Mariah s'affiche en décolletés vertigineux et mini shorts. C'est malheureusement cette image qui restera pour beaucoup celle de la Mariah Carey d'aujourd'hui. Décidant de mordre la vie de ses dents reblanchies, la miss y perd quelques octaves au passage et sombre peu à peu dans un dépit vocal qu'elle fait tout pour nier. Après avoir cependant essayé de chanter en fermant les yeux sur ses grésillements (Écoutez donc le "Make it happen" du Divas live 98, et comparez le ensuite à celui du "Tokyo Dome" de 96), elle se met aux play backs malins et ré-enregistrements de morceaux. Bref, Mariah met tout en oeuvre pour tenter de faire croire au public qu'elle s'est émancipée sans avoir perdu au change. Un jeu dangereux qui lui vaut parfois d'être pris en flagrant déli par son public qui, tout américain qu'il est, reste focalisé sur ses cheveux parfaits. La preuve récente avec le viandage en direct de "Touch my body" au Good Morning America, où les passages playback se sont lancés avant le moment voulu. A l'intéressée de retourner vers ses choristes en scandant "stop singing my part" (arrêtez de chanter ma partie" ndlr), ce qui reste LE grand moment du show. Quant à ses perles en studio, Mariah n'a pas peur de recourir aux meilleurs monteurs pour arriver tant bien que mal à impressioner à coup de notes surpuissantes mais bien souvent réhaussées ("Mine Again") ou très longues mais la plupart du temps rallongées ("We belong together"). Mariah est donc devenue, comme je le disais, cette incarnation du rêve américain. Cette femme qui sourit constamment après avoir tout réussi: carrière, amour... Et ce même si rien n'est absoluement vrai. Les américains prétendent être plus qu'ils ne sont vraiment et c'est désormais le talent le plus incontestable de Mariah. Prétendre qu'une jupe 38 lui va, prétendre que sa voix vaut facilement ses lives de 1993, prétendre qu'elle a naturellement le hale de Beyoncé...En espérant qu'elle ne finira pas par se perdre totalement.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 06:42

Pourquoi j'aime...

Pourquoi j'aime...
Pour beaucoup de mes amis, mes gouts en matière de musique sont une aberration. C'est sur que d'avouer de but en blanc qu'on aime: celine dion, mariah carey, whitney houston ou encore les voix des 90's peut laisser perplexe. Mais au fond, tout cela n'est pas si different que d'aimer un groupe de rock pour son univers, un acteur pour sa sensibilité... Dans mon cas, les raisons sont justifiées par une nostalgie de mon enfance qui a été bercée par les gouts très féminins -et typiques de l'époque- de ma grand mère, ma tante et ma mère. Au delà de tout ça, j'ai réussi à développer des motifs plus personnels quant à mon attirance pour le répertoire de ces chanteuses. Avec vous je vais lever le voil sur chacune des d'incompréhensions musicales de ma tour à CD.

Volet N°1 ... Céline Dion

Contrairement à beaucoup de personnes qui médisent Celine Dion (je ne dis pas toutes, mais beaucoup), je connais la plupart de son répertoire et de son parcours. Et peu savent que Celine n'a pas toujours été la machine à pognon qu'elle est désormais, cette femme puante de bonheur qui ne touche plus terre et croit que tout lui est du. Celine n'est pas partie de grand chose. Socialement, premièrement, je ne vais pas vous resservir le couplet mille fois entendu de la cadette de 14 enfants, élevée sous un toit de chaume à Charlemagne, mais quand même... On ne peut pas franchement admettre que Dion partait avec matière à faire son interessante. Physiquement également, ce n'était pas un canon de la beauté (même pour les années 80, décénie de ses débuts, réputée pour son mauvais gout). Un nez épaté, des dents en travaux, une chevelure crêpue et un "teint olive", comme elle le dit, ne lui ont pas épargné les pires moqueries. Et au niveau du talent? Et bien c'est là qu'il faut se détromper car Céline est un bijou façonné, qui a acquis un véritable interet dans les 90's seulement. Au début de sa carrière, Céline a surtout surpris par son aplomb et sa maturité. Côté vocal, on l'a tout de suite comparé à Mireille Mathieu ce qui, entre nous, n'est pas la preuve d'un réel don du ciel.

C'est donc de là que vient mon admiration pour cette femme. Céline ne doit rien à personne et a longtemps pris considération de ses défauts pour les gommer un par un. Contrairement à beaucoup d'artistes, Celine a passé la première décennie de sa carrière en se considérant, selon moi, comme inaboutie. Ce qui fait que dans les plateaux TV de ses heures de gloires, elle trouvait encore à formuler des souhaits et se trouver des défauts. Chose que beaucoup de grandes stars ne font plus dès lors qu'elles ont été le centre d'un phénomène de société. Pendant les premières années de sa carrière, elle aura tenté de gommer l'image de l'adolescente ridicule qu'elle reflétait en tentant le tout pour le tout. On la voit se perdre gauchement sur des rythmes 80's, tâter timidement le monde anglophone sans susciter un grand soulèvement de foule. Mais elle y croit et va jusqu'au bout! C'est là que je regrette cette Céline qui se battait pour une cause non acquise et qui, quitte à chausser ses gros sabots de jeune première, fonçait dans le tas. Bélier par nature, la chanteuse n'a jamais reculé devant les obstacles et a franchi avec brio les échelons jusqu'à s'installer, aux alentours des années 93-95, au rang de star établie sur l'ensemble du globe (US y compris).

Mais, si il lui a fallu au total 10 ans pour se batir un style, un fond, une voix, un physique et une technique, il lui en faudra plus pour se trouver complètement. En effet, beaucoup de gens ont été et sont toujours étonnés par la capacité de Céline à se focaliser sur son travail. Simple trait de sa personnalité? Permettez moi d'en douter. Là où beaucoup se sont laissés bercer par les "je vais au bout de ma passion", "chanter c'est toute ma vie", je pense au contraire, voir une toute autre version qui se vérifie par la suite. Céline a vraisemblablement toujours comblé son manque de bonheur PERSONNEL (et non artistique) par une assiduité à toute épreuve. Et Dieu sait combien elle a ramé pour enfin accéder à la panoplie de la femme heureuse! Entre son amour qu'elle doit cacher aux yeux du monde et, par la suite, ses difficultés à procréer, Céline a toujours eu, jusqu'en 2000, une béquille constante qui lui rappelait que la boucle n'était pas bouclée et que, par conséquent, le travail n'avait aucune raison de passer au second plan. Durant cette longue période se sont enchainés ses plus grands records, ses meilleurs albums et surtout, ses meilleures preuves artistiques. Certes Céline n'a jamais été très profonde, mais comme toute personne, elle a eu une période où elle maîtrisait son art au maximum. Des prestations comme "My heart will go on" aux oscars, "Quand on a que l'amour" à Bercy 96, "The power of the dream" au Centre Molson la meme année sont là pour le prouver.

Puis est venu le temps du bonheur. Un bébé, des contrats publicitaires à a pelle et un engagement pharaonien avec le Caesar Palace plus tard, Céline a de quoi avoir le sourire. Mais qu'a-t-elle à proposer? Rien? Le constat serait un peu sévère, mais la vérité n'est pas beaucoup plus glorieuse. Consciente de la "chance exceptionnelle" dont elle jouit depuis quelques années, Céline a donc mis le travail en arrière plan pour profiter de ce dont elle a toujours rêvé: une famille, de l'argent et des chaussures. Résultat des courses: des prestations en play-back, des albums faciles, sans surprise, commerciaux pour séduire vite et bien. Mais ce que Céline ne sait pas, c'est l'image qu'elle a véhiculé durant toutes ces années de gloire. Une image à mille lieux de celle qu'elle tente d'étaler depuis son retour sur la scène en 2002. Sur-maquillée, digitalisée, presque chorégraphiée, Dion nous offre du visuel, du IN, du "dans l'ère du temps"... Quand on sait qu'Hilary Clinton a utilisé une de ses bandes sons ("You & I" ndlr) pour illustrer sa campagne électorale, on se doute que la chanteuse que tout le monde voit est une artiste familiale qui inspire des valeurs de sécurité, de tradition. De ce conflit entre réalité et opinion publique s'en suit une baisse considérable de ses ventes et de sa côte... Alors, doit on attendre la mort de René ou une catastrophe pour qu'elle reprenne sa "passion" au sérieux? Sachant que personne ne lui souhaite, la façon la plus simple pour tout le monde serait que cette "wonderwoman" apprenne à ne pas renier son premier amour.

# Posté le jeudi 28 août 2008 09:31

Modifié le jeudi 28 août 2008 09:42